Né à Neuilly-Sur-Seine le 9 octobre 1972, Stéphane est un photographe naturaliste indépendant résidant à Buenos Aires. Après une enfance et une adolescence vécues entre l’Afrique, l’Amérique Latine et l’Asie, il fait des études de sciences économiques à Paris et à Cambridge (GB) et arrive en 1997 à Buenos Aires où il finit par s’installer. Sa fascination pour les paysages andins et patagoniques, ainsi que son amour pour les voyages d’aventure lointains en solitaire dans des zones reculées, et souvent désertiques, le conduisent à faire de la photographie d’abord un instrument d’expression artistique puis, finalement, son métier. En 2004, Stéphane achète une cabane en bois sans électricité ni eau courante dans la réserve naturelle de Cabo Polonio, en Uruguay. Il y passe plusieurs hivers et de cette expérience naît son premier livre, « Liberté », vendu à 2000 exemplaires et dont les photos ont été exposées dans plusieurs espaces culturels d’Uruguay comme l’Université Catholique de Montevidéo (www.ucu.edu.uy). Il vend sa maison de Buenos Aires en 2008 afin d’acheter un véhicule 4×4 et de l’équiper pour plusieurs expéditions dans la puna argentine (région andine d’une altitude moyenne supérieure à 4000 mètres). Avec comme base arrière le village semi-abandonné de Tolar Grande, dans le mer de sel d’Arizaro, au sud de San Antonio de los Cobres (terminus du fameux « tren de las nubes », ou « train des nuages »), l’aventure le conduit vers la chaîne de volcans la plus haute de la planète dont le fameux Llullaillaco (6739 m), le Socompa (6050 m), l’Inca Huasi (6638 m), ou l’Aracar (6095 m). D’après la NASA, ce sont les paysages terrestres les plus semblables à ceux de Mars, la planète rouge.

De ces aventure naît un deuxième livre, « Pachamama » (« Mère Terre » en quechua et en aimara), lancé en août 2009 de façon officielle par le gouverneur de Salta (Juan Manuel Urtubey) au Centre Culturel Pro Cultura (www.proculturasalta.org.ar) et déclaré d’intérêt culturel par décret provincial. En 2010, Stéphane ouvre sa propre galerie, le « Studio 488 » (www.studio488.com.ar), dans le quartier historique de San Telmo, à Buenos Aires, en association avec une photographe locale (Luciana Massarino). Ses photos sont aussi vendues par la banque de photographies en ligne Getty Images (www.gettyimageslatam.com) ainsi que par la galerie de Javier Baliñas à Buenos Aires (www.jbarte.com.ar). La DNA (Direction Nationale de l’Antarctique), organisme qui dépend du Ministère des Affaires Étrangères argentin, l’invite en 2011 à effectuer plusieurs missions de documentation photographique de la présence argentine en Antarctique. S’en suivent deux voyages (pour l’instant !) et 3 mois et demi passés aux côtés de militaires et de civils argentins sur le continent le plus hostile, le plus désert et le plus froid de la planète. Quelques-unes de ces photographies ont été exposées dans le cadre d’évènements culturels officiels sur l’Antarctique organisés par la DNA, comme au Centre de Connaissance de Posadas (dans la province de Misiones : www.centrodelconocimiento.misiones.gov.ar), à l’Espace d’Art du Centre Culturel Rojas (www.rojas.uba.ar) à Buenos Aires ou encore au Musée d’Art du Tigre (www.mat.gov.ar). La photographie paysagiste de Stéphane San représente une Nature généralement vierge de toute activité humaine moderne. C’est une vision très spirituelle de l’univers où l’homme occupe la place de simple véhicule d’une conscience dont toute la raison d’être est celle d’offrir un mirroir dans lequelle notre mère Nature se reflète et s’admire. Dans sa photographie animalière, Stéphane retranscrit non pas le regard de l’homme sur l’animal mais bien celui de l’animal sur l’homme. Dans le reflet que ce regard nous renvoie, notre égo se dissout naturellement pour ne plus former qu’Un avec le Grand Arbre de la Vie. ­